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À chaque fois Que je voulais pousser la note Je n'sais pourquoi Autour de moi, fallait qu’on sorte !
J'avais beau m'concentrer, m'égosiller Le spectacle, vraiment, faisait pitié ! De Dalida à Johnny Hallyday Que de répertoires, j'ai massacré !
Çà doit r'monter à la p'tite enfance Un trop plein d'émotions, faut qu'çà s’épanche ! Sinon la gorge s’épuise Et tant pis pour les vocalises !
Alors un matin Je m'suis prise par la main Et j'me souviens C'est un lundi Que je suis entrée chez Lily
Dans la face, j’ai pris un Soleil Comme elle, y en a pas deux pareilles ! D'y penser, j'en ai les larmes aux yeux J'ai juré de faire de mon mieux
À vous balader sur la gamme Elle finit par trouver votre âme Avec justesse, avec doigté Chacun découvre sa vérité
Ma vérité, c'est que j'serai jamais chanteuse Mais de t’tes façons, j'suis heureuse Maintenant que je respire, que j'articule Je suis bien moins ridicule
Un jour, si vous voyez Lily Rattrapée par la nostalgie Le cœur lourd comme une enclume Rempli de souvenirs à plumes
Dites-lui que ce n’est pas un hasard Si ce drôle d'oiseau de paradis S’est échappé de l'Alcazar Pour rendre nos voix plus... jolies !
Remonter
Lorsque tu chantes, tu nous ravis, Lily Tu es heureuse et ça se voit, Lily De nous donner tant de bonheur Nous communiquer ta chaleur Nous faire oubier nos malheurs
Tu sais toujours trouver les mots, Lily Les mots qu'il faut, les mots jolis, Lily T'es la générosité même Et c'est bien pour ça qu'on t'aime Et qu'on t'chante ce poème
Tu es une amie qui nous est chère, Lily Quand tu souris, tu resplendis, Lily Tu es la joie et le bonheur L'humilité et la pudeur Pour le grand bien de nos cœurs
Quand tu es montée à Paris, Lily Tu n'avais pas encore quinze ans, Lily À peine arrivée en gare Malgré ton grand coup de cafard Tu as oublié le brouillard
Tu as chanté à l'Alcazar, Lily T'es sacrifiée pour ton métier, Lily Puis tu as rencontré Guy-Jean Ton bel amour si séduisant Et lui a donné deux beaux enfants
Tu aimes la vie et ça se voit, Lily À ton regard, à ton sourire, Lily Éprise de fraternité Tu vas chercher la vérité Et peut-être un jour la trouver
Nous voulons tous te dire merci, Lily Merci beaucoup, merci pour tout, Lily Durant le temps d'une mé;lodie Chantée par deux ou trois amis Parmis ceux ici réunis
Comment peut-on avoir autant A donner à tous ces gens Et avoir fait de si beaux enfants Qui soient aussi plein de talents
Moi qui n'ouvre pas mes sentiments Je me suis senti comme un enfant Un regard qui vous voit dedans Et qui ne juge que le présent
Un rire à vous couper le vent Des joies à vous briser le temps Une voix à vous faire des enfants (de chant) Comme si elle pénétrait (tout en) dedans
Je ne connais rien à ta vie d'avant Juste ton mari et tes enfants Je viens juste ici pour chanter Et je rentre chez moi comme délivré
Que la vie de chant qui t'as porté De toutes ces années où tu as chanté Tu m'aides enfin à expulser (à m'accorder) À être un musicien enfanté (enchanté)
Il faut que tu chantes à présent Car ton refrain c'est maintenant D'ailleurs ces mots, c'est des mots d'enfant Pour me garder ce regard bienveillant (me dire)
Chanter c'est respirer dedans Chanter c'est libérer le vent Faut surtout te mettre en avant Pour libérer tout ce que tu as dedans
Un visage si rayonnant Le nez y est insignifiant Des mains à vous prendre dedans Comme si vous étiez un enfant (de c&oeilg;ur)
Un rire à vous couper le vent Des joies à vous briser le temps Une voix à vous faire des enfants (de chant) Lily, (tu es) la sage femme du chant
Un rire à vous couper le vent Des joies à vous briser le temps Une voix à vous faire des enfants (de chant)
LILY, VA VITE IL Y A DES ACCOU-CHANTS
Rien ne pourra me faire oublier Pas même toutes ces années Mes premiers pas sur cette scène
Mes quinze ans tout juste maquillés Mon corps blanc à peine habillé Et dans mes cheveux un diadème
De longues plumes rouges dans le dos Des paillettes et mes talons hauts L'allure fière d'une reine
Dès que s'entrouvrait le lourd rideau Je me disais ces quelques mots Mon Alcazar je t'aime
Dans le tourbillon d'un arc-en-ciel Mille couleurs mille étincelles Comme une star américaine
Je m'écriais « Bonsoir Paris ! » Devant mon public mes amis La peur mais le sourire quand même
Avec ma voix je portais très haut Comme les étoiles d'un chapiteau Les paroles douces d'une rengaine
Mais dans mon cœur quelques trémolos Au fond de moi toujours ces mots Mon Alcazar je t'aime
Au milieu des plus belles filles du monde Tournoyant comme des colombes Je dansais sans compter ma peine
Oubliées les dures répétitions Blessures au cœur et les tensions Les retours seule en bord de Seine
Les regards complices des spectateurs Les sourires les bouquets de fleurs Le vertige des valses de Vienne
Et quand s'abaissait le lourd rideau Quelques larmes et toujours ces mots Mon Alcazar je t'aime.
Ils ont dans le regard Une attention particulière, un effet miroir Ils ont dans leur voix Une tendresse et une exigeance à la fois. Une qualité d' écoute Même si, parfois, on la redoute...
Chacun si différent Comme le Soleil et la Lune Mais une passion commune La Musique et les Gens
Leur École ne vous accueille pas Elle vous ouvre les bras Pour le chant ou l'acoustique Rien d'Académique.. Et l'on y trouve, ne vous leurrez pas Ce que l'on a en soi
C'est la grande force de ces magiciens Si, Grâce à eux, l'on se souvient Que nous sommes des Dieux tombés Qui se souviennent des Cieux.
Si vous franchissez leur porte Rien ne sera plus comme avant Chercheurs de chimères, artistes de pacotille Du vent ! Car ici, c'est en famille Que l'on cultive le talent C'est pour cela que l'on vous aime tant Lily et Guy-Jean
Elle ne vient pas des Somalies, Lily De Toulon direction Paris, Lily Elle a fait craquer plus d'un homme, Toute emplumée, façon « zizi », Quand elle montait sur scène, Lily.
Elle a pris des coups dans son cœur, Lily Les hommes peuvent être aussi méchants, Lily Un guitariste, beau virtuose Est tombé sous son charme aussi; Lui a fait découvrir la vie.
Elle a la pêche d'une jeune femme, Lily Et elle ne baisse jamais les bras, Lily Tous ces cons qui lui ont fait du mal, Un jour se mettront à genoux; Je sais qu'elle pense à ça aussi
Guy-Jean devenu son mari, Lily Maggio, le roi de la guitare, « magie », L'a dû faire craquer plus d'une femme, Mais la seule qui compte dans sa vie C'est toujours sa jeune femme, Lily
Qu'elle chante sur scène ou bien au « Front », Lily L'a su garder son cœur d'enfant aussi, Les enfants le lui rendent bien; Ils n'ont d'yeux que pour « leur » Lily. C'est aussi sa victoire, Lily.